Coronavirus Covid 19 , Vie de la cité

La ville mobilisée

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Agents municipaux,  associations, professionnels de la santé, conducteurs, commerçants, nombreux sont ceux qui sont sur le terrain pour donner aux habitants les moyens de traverser cet épisode de crise sanitaire. Retour sur ces hommes et femmes qui œuvrent au quotidiennement.



Les services municipaux

Durant cette crise sanitaire sans précédent, un plan de continuité de l’administration communale est mis en place pour assurer des activités indispensables. État civil, services techniques, restauration scolaire, … la ville a ainsi organisé ses services, fait appel aux agents municipaux qui ont répondu présents pour faire fonctionner et vivre la commune pendant toute la durée le confinement.



Un poste de commandement en alerte



Alain Vinrech, responsable du service de la sécurité civile

Nous sommes les garants des actions menées par la ville

Au cœur de la crise, le poste de commandement communal, dirigé par le Maire et le Directeur général des services, prend les décisions sur la commune et fait appliquer les demandes étatiques. Il coordonne et transmet les actions à mener auprès des 12 cellules déployées par la ville pour assurer les missions de terrain. « Nous sommes mobilisés 24h/24 et 7j/7, informe Alain Vinrech, coordinateur du PCC. Nous communiquons beaucoup par téléphone avec tous les directeurs afin de respecter au maximum le confinement. Tous les jours, nous échangeons avec la préfecture afin de l’informer des actions et événements qui se déroulent sur la commune. Le PCC centralise toutes les informations afin de pouvoir prendre les décisions les plus judicieuses possible.. On analyse puis on envoie aux pôles concernés pour action qui nous font ensuite un retour sur l’accomplissement des missions. Dernièrement, les élus ont commencé la distribution de masques aux pharmaciens, professionnels de santé, maisons de retraite et commerces. Nous sommes les garants des actions menées sur la ville. »



Des dispositifs d’accompagnement

Alma Steta, agent au service Mission handicap

Habituellement à la mission handicap, Alma Steta a mis en place, en lien avec sa direction et le poste de commandement, un dispositif de planification d’aide aux courses pour les personnes vulnérables. « Cela a été très dur et a nécessité de très longues journées pour tout mettre en place, mais cela fonctionne très bien maintenant. Pour l’organisation, je reçois le tableau des appels du poste de commandement et je m’occupe de rappeler les administrés. Je planifie avec eux le passage des agents selon leurs besoins. Je fais un retour quotidiennement au poste de commandement de toutes les actions menées. »



Moussa, réserviste de la sécurité civile

Les personnes aiment bien parler, ils ont un contact durant cette période de confinement et cela leur fait du bien

Moussa travaille habituellement au Centre municipal de santé et est réserviste de la sécurité civile. En cette période de crise sanitaire, il s’est proposé pour effectuer les courses pharmaceutiques des personnes qui en ont besoin et dépose les bons alimentaires du CCAS. Arrivé chez les personnes ayant fait appel à ce service auprès de la mairie au 01 60 89 72 01, il fait signer un document  récapitulant les éléments fournis (carte vitale, ordonnance, argent…). « Je me rends dans la pharmacie habituelle des administrés. Après leurs courses, je leur ramène leurs produits et leur fais signer un document indiquant ce que je leur rends. Les personnes aiment bien parler, ils ont un contact durant cette période de confinement et cela leur fait du bien  Ce service est très important pour eux, c’est bien souvent le seul contact qu’ils ont avec l’extérieur.»



Les agents à l’écoute des habitants



Frédérique Mezza-Bellet, réserviste à la sécurité civile

la cellule d’écoute est très importante pour les administrés

Tous les jours, des agents vous répondent lorsque vous faites le 01 60 89 72 01. Parmi eux, Frédérique Mezza-Bellet, réserviste à la sécurité civile pour qui assurer la continuité du service public est une évidence : « la cellule d’écoute est très importante pour les administrés. Si nous n’avons pas la réponse à leur question, nous la cherchons et nous les rappelons pour leur donner les renseignements demandés. Nos contacts et partenaires professionnels sont primordiaux pour amener ces réponses. Souvent, les administrés nous remercient, c’est gratifiant. Nous assurons également un suivi quotidien auprès du poste de commandement communal. »



Françoise Mercadier, agent du service Pôle seniors

Avec nos actions, nous avons le devoir d’aider

Toute l’équipe du pôle seniors est mobilisée pour répondre aux inquiétudes de nos aînés. Les appels du standard ont été transférés directement sur les téléphones personnels des agents. Françoise a accepté volontiers de répondre aux appels, elle nous confie : La cellule d’écoute est une très bonne chose, elle oriente et permet un contact avec les personnes qui en ont besoin. Après plusieurs jours intenses, la demande de mise en place des portages de repas s’est calmée. Au départ, les personnes étaient paniquées pour faire leurs courses et manger. L’alternative du portage des repas et celle des courses réalisées par les agents de la réserve communale a été extrêmement bénéfique pour les seniors. Cela les a rassurés, ils étaient accompagnés. Avec nos actions, nous avons le devoir d’aider, de faire en sorte que les administrés aient une réponse et d’assurer la continuité du service public » assure Françoise Marcadier du pôle seniors.



Josiane Cassiot, CCAS

Notre devoir est d’aider les administrés et d’assurer la continuité du service public

« C’est une période difficile moralement » confie Josiane Cassiot, du CCAS. « Et frustrante car on n’aide pas les gens comme d’habitude. Toute l’équipe s’est réparti les appels à passer aux personnes vulnérables de la ville, plus de 8000 appels ! Et nous assurons une permanence les mardis et vendredis matin pour les personnes domiciliées au CCAS. Notre devoir est d’aider les administrés et d’assurer la continuité du service public. Quand c’est nécessaire, on fait des évaluations sociales par téléphone et un agent du CCAS peut se déplacer au domicile de familles pour distribuer des chèques d’accompagnement personnalisé. »



Continuité des services



Marie-Françoise Proto, responsable de service

Nous, on est au front

À l’État civil, la responsable du service, Marie-Françoise Proto, explique : « Nous sommes très sollicités en cette période difficile. Que ce soit pour les reports de mariage de fin mars à mai, les déclarations de naissances ou les déclarations de décès. Dans ce dernier cas, nous devons être particulièrement réactifs afin de répondre aux demandes de certificats de décès, donner les autorisations de fermeture des cercueils et répondre aux demandes d’autorisation de crémation des pompes funèbres. Nous, on est au front. Notre équipe s’est renforcée et est solidaire. Notre travail consiste également à accompagner du mieux que nous pouvons les familles dans ces épreuves, nous répondons à leurs questions et sommes là pour les écouter. »



Les agents des cimetières

Ce qui est le plus difficile en ce moment, c’est de devoir dire aux gens qui souhaitent se recueillir

Corbeil-Essonnes a deux cimetières : celui d’Essonne (l’Ermitage) et celui de Corbeil (Tarterêts). Les agents, polyvalents, œuvrent sur plusieurs fronts. Ils ont un surcroît de travail en ces moments difficiles. « Nous continuons à entretenir les cimetières, renseigner les personnes, gérer sur informatique les emplacements de tombes, tout en creusant les trous nécessaires, à la main ou avec une pelle mécanique. Nous nous assurons également du maintien des règles dans le cimetière en cette période de confinement : les familles ne se croisent pas. Ce qui est le plus difficile en ce moment, c’est de devoir dire aux gens qui souhaitent se recueillir, qu’ils doivent partir rapidement. »



Accueillir les enfants du personnel soignant



Anaïs Cuvelier, ATSEM

L’adaptation s’est bien faite

Les enfants Corbeil-Essonnois dont les parents travaillent pour assurer la santé, la sécurité et le ravitaillement des administrés sont accueillis à l’ALSH Paul-Langevin depuis le début du confinement. Que ce soit en dehors des heures d’école, le mercredi ou encore durant les vacances scolaires, les animateurs, équipés de blouse transparente, gants et masque, concoctent des activités afin d’animer et égayer les journées des enfants, tout en veillant au respect des distances de sécurité et l’application des gestes barrière. Anaïs Cuvelier précise : « tout se passe bien. L’adaptation des enfants, au changement de centre, d’animateurs, de copains… s’est bien faite. Nous adaptons les groupes d’enfants selon leur nombre et proposons de nombreuses activités afin qu’ils se dépensent et profitent de la cour. »



Soukeye Quertainmont, agent au service nettoyage

Je suis fière d’aider et d’assurer la continuité du service public

Il est l’heure de manger pour les enfants ! Heureusement, Soukeye Quertainmont est au travail depuis 10h et s’active : faire réchauffer le plat principal et préparer les entrées et desserts. Habituellement au service nettoyage, elle a accepté volontiers cette nouvelle affectation à la restauration pour soutenir le personnel soignant et leurs enfants. « Il y a moins d’enfants que d’habitude, donc moins de préparations à effectuer. Je ne suis plus au service restauration depuis peu de temps, mais j’ai vite repris mes marques et le rythme, rien n’a été oublié ! Après le repas, je nettoie toute la salle. Je suis fière d’aider et d’assurer la continuité du service public. Cela me plaît et me fait du bien de m’occuper et de sortir pour rendre service. »



Favoriser la continuité pédagogique pour tous




Maintien du lien avec les jeunes




Assurer la sécurité



Mamadou, agent de sécurité

On se protège, on aide les gens au maximum

Avant d’entrer au nouveau centre administratif, les habitants sont accueillis par Mamadou. Il assure la sécurité du bâtiment et accompagne  les déplacements des administrés. Seuls ceux venant déclarer une naissance ou un décès ont accès au centre. « On donne également des attestations de déplacement. Il est difficile pour les gens de comprendre qu’ils ne peuvent pas venir payer une facture en espèces ou encore que la mairie ne donne pas de masques. On se protège, on aide les gens au maximum et à notre manière et on explique aux administrés qu’il faut qu’ils se protègent. »



David, agent de la police municipale 

Nous apprécions le sérieux des Corbeil-Essonnois

Depuis le début du confinement, les agents de la police municipale sont sur le terrain. « Nous intervenons de jour comme de nuit sur des différends de voisinage, des regroupements qui n’ont pas lieu d’être, des squats, des nuisances sonores, des contrôles de circulation » indique David, agent de la police municipale. « Équipés de masques et de gants depuis le début du confinement, nous travaillons sur la commune, dès que nous le pouvons, avec la police nationale, ce qui nous permet une plus grande sécurité ainsi qu’une rapidité dans nos contrôles. Nous apprécions le sérieux des Corbeil-Essonnois qui, dans l’ensemble, respectent le confinement. « 



Acheminer les fournitures indispensables à la continuité du service public



Abdou Diallo, agent des services techniques

L’accueil est chaleureux, on ressent l’humain, l’échange, la solidarité, l’encouragement et la reconnaissance.

Le magasin de la ville est central. C’est de cet endroit que partent toutes les fournitures nécessaires pour assurer la continuité de service public. Abdou Diallo y travaille et assure les livraisons quotidiennes aux agents sur le terrain durant cette période de confinement. « Je me suis organisé. Je dois gérer, stocker, faire l’inventaire. Parfois, je vais directement chez le prestataire chercher les fournitures dont nous avons besoin. L’accueil est chaleureux, on ressent l’humain, l’échange, la solidarité, l’encouragement et la reconnaissance. C’est important. On se sent seul durant cette période et en même temps, on est sollicité par tous. Je me dis que je fais quelque chose pour ma ville et c’est important. 



Maintien du réseau informatique



Denis Cauderlier, agent du service informatique

Nous réinventons notre mode de travail

Le service informatique de la ville, bien que dans l’ombre, est primordial pour assurer la continuité de service public. Denis Cauderlier témoigne : « Nous répondons aux demandes des agents, telles que l’augmentation de la capacité de boîte mail ou des problèmes de connexion. Nous sommes tous impliqués et nous rendons une fois par semaine au nouveau centre administratif afin de changer les cartouches d’encre et résoudre les problèmes des agents que nous ne pouvons régler à distance. Nous réinventons notre mode de travail, maintenons le système d’information opérationnel afin de permettre aux agents de travailler depuis leur domicile avec du matériel professionnel et en toute sécurité pour les réseaux de la ville. »



Les commerces, entreprises

Portraits de ces femmes et hommes qui poursuivent leur activité au service du public et qui font « tenir » la ville pendant la crise du Covid 19.



Kacem Chbini, agent de maîtrise                                 

Les collègues sur le terrain. Ils ramassent la maladie finalement. 

Agent de maîtrise au sein de la société Ourry, spécialisée dans la gestion des déchets, Kacem Chbini et ses collègues continuent de travailler pendant la crise sanitaire. Il nous parle de son métier, au bureau, et de celui de ses collègues, dans le camion. « Ça fait 27 ans que je travaille à la poubelle. Je l’adore mon métier. Je veux mourir dans mon métier. Et si je suis encore là avec ce qui se passe, c’est bien la preuve (rires). Même si c’est vrai que ce n’est pas toujours facile. Pour mes collègues, au camion, il y a le froid, les réveils très tôt, l’odeur, le risque de se faire piquer ou blesser… Mais le travail fait partie de nous, de nos vies. Ils continuent en ce moment et c’est une grande gentillesse de leur part. Ils ramassent la maladie finalement.  Ce qui est contaminé, ce que les gens jettent, ils le ramassent.  On en parle, on a tous peur, mais on prend nos précautions. Il faut bien le faire. Sinon, ce serait pire. »



Éric Vallmajo, pharmacien

On aimerait délivrer plus de masques

Éric Vallmajo a racheté la pharmacie du Lycée en juin 1987. Il va avoir 63 ans et confie n’avoir jamais vécu un événement comparable au cours de sa carrière. « Comme la plupart des gens, finalement. J’ai l’impression que toutes les strates de la société improvisent. Nous sommes au service des personnes malades, donc nous restons ouverts. C’est une obligation. Mais, effectivement, les pharmacies sont en première ligne. Bien sûr, nous appréhendons un peu. Mais nous avons mis en place des mesures censées protéger tout le monde. Nous avons réduit les horaires d’ouverture, nous faisons rentrer les gens à tour de rôle, nous portons gants et masques, y compris en plexiglas, et nous avons instauré des distances de sécurité pour que le public n’approche pas trop près du comptoir. Nous aimerions pouvoir leur délivrer plus de masques. C’est assez frustrant car au départ nous en avions très peu, 200 par semaine. Et maintenant, avec les dotations de la CPAM, de la région, et de la ville, nous en avons plus mais on ne peut pas en donner. Ils sont réservés au personnel médical sur présentation d’une carte professionnelle et aux malades Covid 19 qui ont une ordonnance. Or, en ce moment, nous sommes entre deux eaux au sujet du masque. Les gens ne comprennent pas trop. Nous avons des stocks de masques, mais nous ne pouvons pas les vendre. »



Schelene Ugolin, caissière

Les clients nous disent merci. Je me sens très utile.

Schelene Ugolin est caissière à l’Intermarché de Corbeil-Essonnes depuis plus de vingt ans. Elle a eu 50 ans le 1er mai et elle habite Corbeil-Essonnes depuis 25 ans. Elle connaît bien ses clients et elle avait l’habitude de les croiser dans la rue, de les saluer et de discuter avec eux. Aujourd’hui, ils remercient l’employée pour son dévouement. « J’adore ce métier. Le contact avec les clients, c’est très important. Surtout en ce moment. Je n’ai pas peur car j’ai des protections. Nous avons des masques, des produits pour désinfecter, un plexiglass au niveau des caisses, et nous faisons respecter les distances. On sent que les clients plus âgés sont plus oppressés. Mais on a un créneau pour les accueillir le matin. Ils nous disent merci. Alors je me sens très utile, c’est très réconfortant. »



Mohamed Hasnaoui, boulanger.

Qui va faire le pain, sinon ?

Mohamed Hasnaoui tient la boulangerie La Fontaine, boulevard Fontainebleau, depuis 15 ans. Il aime son métier et malgré le contexte, il n’hésite pas à mettre la main à la pâte. D’ailleurs, lorsqu’on lui demande pourquoi il reste ouvert, sa réponse est immédiate… « Et qui va faire le pain, sinon ? Comment les gens mangent ? C’est notre métier. On ouvre comme d’habitude. On met le masque et les gants et voilà ! Les clients sont contents, ils me remercient d’être ouvert. Ça me fait plaisir et ça m’encourage à continuer. »



Florent Chauvin, conducteur de bus 

Avoir des retours me donne des forces.

Florent Chauvin est conducteur de bus chez TICE, le plus gros réseau de bus public de l’Essonne, depuis 5 ans. Et il a conscience d’assurer une mission essentielle pour ses concitoyens.  « Je me sens utile.  J’aime rendre service et les transports sont essentiels au pays. J’aime mon métier. Pas que la conduite d’ailleurs. Je m’intéresse beaucoup au réseau. Comment mieux informer, améliorer les trajets etc. Depuis la crise sanitaire, nous sommes mobilisés mais l’organisation change totalement. Le service se termine au maximum à 22h, il est réduit le samedi et il n’y a pas de service le dimanche ni les jours fériés. Et d’une semaine à une autre nous ne savons pas quel service nous allons assurer. Je considère que cette mission est importante car beaucoup d’usagers en dépendent. Après, forcément, comme toutes les personnes qui ne peuvent pas télétravailler et qui sont confrontées au public, une part de peur est présente. Mais des précautions ont été prises. Alors, j’essaie d’en faire abstraction, de relativiser. Le souci, c’est que notre poste est isolé et, avec la distanciation sociale, quand des usagers nous demandent des renseignements, c’est devenu très difficile de les renseigner sans que l’un ou l’autre soit exposé. Ça complique un peu cet aspect de notre travail. Sinon, les gens sont compatissants. Il y a deux sortes de comportements : l’indifférence totale, comme en temps normal, mais d’autres personnes, une majorité, ont de l’empathie et nous remercient. C’est très touchant. Moi j’en ai vraiment besoin en ce moment, ça me donne du courage pour aller travailler. Ce n’est pas évident tous les jours, alors c’est gratifiant. Avoir des retours me donne des forces. »



Les associations

Très présentes sur le terrain toute l’année, les associations corbeil-essonnoises se démarquent encore par leur solidarité et prise initiatives pour soutenir les habitants dans cette période de crise.



Kadir Kilic, président de l’Union franco-turque de Corbeil-Essonnes


être solidaire avec ceux qui se battent pour nous.

L’Union franco-turque de Corbeil-Essonnes est une association créée en 1983. Pendant la crise sanitaire liée au Covid 19 elle a souhaité apporter son soutien aux personnes qui se mobilisent au quotidien pour lutter contre la pandémie. « Nous souhaitions être solidaires avec ceux qui se battent pour nous. Les médecins, les soignants, les ambulanciers, les pompiers, les policiers… Tous les vendredis, à midi, nous leur offrons, à tour de rôle, des plats que nous cuisinons. Qu’ils soient 50, 100 ou 200, nous leur apportons des pizzas ou des kebabs, par exemple, avec une boisson et une salade. Nous sommes une dizaine de bénévoles, dont deux cuisiniers et des livreurs. C’est important de faire un geste pour les remercier. Nous allons également offrir du gel hydroalcoolique à l’hôpital sud francilien. Nous nous protégeons avec des gants et des masques et on n’a pas peur. On respecte les distances. »



Zacharie Mauge, directeur de l’ASAD

Nos 150 salariés sont un soutien précieux pour beaucoup de personnes en situation de dépendance

Créée en 1964 à Corbeil-Essonnes, l’ASAD, association historique de la ville, s’est depuis installée au Coudray-Montceaux.  Elle reste néanmoins très active sur notre commune où elle apporte aides et soins à domicile aux personnes en situation de dépendance. « Nos auxiliaires de vie et nos aides à domicile interviennent pour l’aide à la toilette, à la préparation aux repas, les courses, ou encore l’entretien du logement, commente Zacharie Mauge, directeur de l’ASAD.  Nos 150 salariés sont un soutien précieux pour beaucoup de personnes en situation de dépendance. »  Avec 115 000 prestations d’aides à domicile effectuées à l’année chez 800 bénéficiaires, l’ASAD, qui intervient dans 25 communes, est la plus importante association de l’Essonne dans ce domaine. « Nos interventions coûtent un peu plus de 22 €. Elles sont minorées car elles bénéficient d’une subvention de la Ville. Mais les bénéficiaires peuvent également obtenir des financements supplémentaires sous conditions de ressources : l’allocation personnalisée à l’autonomie, la prestation de compensation du handicap, la CNAM…  À Corbeil, nous sommes la seule association habilitée à l’aide sociale, donc certains bénéficiaires peuvent n’avoir aucun reste à charge. » Les Corbeil-Essonnois représentent 38% des bénéficiaires de l’ASAD qui est intervenue chez 294 habitants de la commune en 2018 en assurant 47 000 heures de prestations. Cela représente 41 % de son activité principale.



Sylvie Lemaire, association Les petits frères des pauvres

La solidarité est indispensable !

L’association « Les petits frères des pauvres » œuvre au quotidien auprès des personnes âgées. Durant le confinement et cette période sensible où les résidents des Ehpad ne peuvent recevoir des visites, les membres de l’équipe nationale de l’association sont en rapport constant avec l’équipe Centre Essonnes. Ainsi, plusieurs actions sont menées, telles que l’envoi régulier de cartes postales aux seniors, des appels téléphoniques aux résidents ou encore un apport de nourriture auprès des structures lorsque cela est demandé. Tous les membres de l’association se mobilisent pour rendre cette période la moins difficile possible pour tous. La solidarité est indispensable !