Culture

L’Afrique subsaharienne dans l’œil des photographes

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Le festival ouvrira ses portes vendredi 2 octobre 2020. Le samedi 3 octobre permettra à chacun de rencontrer l’ensemble des photographes exposants. Les lieux d’expositions resteront en entrée libre pendant huit semaines, jusqu’au 29 novembre.



Pour sa 8è édition (décalé de mars-avril initialement à octobre-novembre 2020 pour cause de crise sanitaire du au Covid 19), le festival L’Œil Urbain met en lumière ce vaste territoire que représente l’Afrique subsaharienne. Une multitude d’images dispersée dans la ville, formant un parcours photographique, vous transportera du Sénégal au Congo, en passant par le Bénin et l’Ouganda du vendredi 2 octobre au dimanche 29 novembre.



Chaque année, le festival L’Œil Urbain présente des photographies fortes, remplies d’émotions et apporte une vision personnelle du photographe. Devenu au fil des éditions un rendez-vous incontournable au niveau national, il met en lumière des photographes professionnels et leurs travaux de terrain sur des thématiques renouvelées à chaque saison. Cette année, vous traverserez l’Afrique subsaharienne du nord au sud, sous le regard de photographes africains et européens. Au total une dizaine d’expositions vous est proposée à travers plusieurs lieux emblématiques de la ville, en intérieur comme en extérieur en commençant par la découverte de l’exposition du photographe résident, Guillaume Zuili sur l’héritage industriel de Corbeil-Essonnes.


L'oeil urbain bandeau FB 2020
L’oeil urbain bandeau FB 2020


Les rendez-vous de l’œil urbain :

Vendredi 2 octobre

Samedi 3 octobre

  • 12h – Rencontre avec Romain Laurendeau, rue du Trou Patrix
  • 12h30 – Rencontre avec Kibuuka Mukisa Oscar, parvis de le Hôtel de ville
  • 14h30 – Rencontre avec Eugénie Baccot et Emmanuelle Andrianjafy, square Crété
  • 15h – Rencontre avec Mouanda Baudouin, kiosque à musique avec un intermède musical d’Abou Diarra
  • 16h – Rencontre avec Laurent Laliberté (directeur du Musée francais de la photographie), Médiathèque Chantemerle > date reportée au samedi 21 novembre 2020 !
  • 16h45 – Rencontre avec Guillaume Zuili, Pascal Maître et Jodi Bieber, Commanderie-Saint-Jean
  • 18h – Présentation de l’exposition de Cédric Gerbehaye, par Laétitia Ganaye, Galerie d’art municipale
  • 19h – Rencontre et vernissage avec Kadir Van Lohuizen et Bruno Boudjelal avec un intermède musical d’Abou Diarra, Théâtre de Corbeil-Essonnes
  • 20h30 – Soirée de L’Œil Urbain (Renseignements au 01 60 89 73 85)


1 – Commanderie-Saint-Jean et son parc

 



Memory Lane – Guillaume Zuili

De son parcours professionnel lui ayant permis de couvrir de nombreux pays tels que l’Inde, l’Europe, la Russie, les USA, où il vit depuis dix-huit ans à Los Angeles, ce photographe français a finalement décidé de poser ses valises à Corbeil-Essonnes pour redécouvrir son pays d’origine. Attiré au premier regard par l’architecture industrielle, l’histoire forte de la ville et sa mixité, il a parcouru la ville pour en faire émerger tous les vestiges industriels de la ville. Avec un procédé de chimie appelé « Le Lith », il vous présente des clichés puissants, avec des contrastes intenses dans le lieu emblématique de la Commanderie-Saint-Jean.

« Je suis parti du centre avec le Moulin comme cathédrale, puis j’ai élargi mon cercle à d’autres bâtiments, qui ont marqué l’empreinte de cette ville » Guillaume Zuilli.




Quand l’Afrique s’éclairera – Pascal Maître

Depuis 40 ans, Pascal Maître s’attache à documenter les multiples facettes des « Afriques ». L’exposition « Quand l’Afrique s’éclairera » met au jour le manque d’approvisionnement en électricité et restitue le témoignage de millions d’Africains privés d’électricité.

« Quand l’Afrique s’éclairera apporte un peu de lumière sur cette immensité noire qu’est l’Afrique subsaharienne » Pascal Maître.




Soweto – Jodi Bieber

Née en Afrique du Sud, Jodi Bieber s’attache à photographier les habitants de Soweto, une ville en banlieue de Johannesburg. Elle a su capter des images de la vie quotidienne des habitants, loin des clichés et des idées reçues.

« […] J’espère que ces images vous laisseront une impression positive et que vous poserez un regard différent sur cette ville et ses habitants » Jodi Bieber.




2 – Galerie d’art municipale



Congo in limbo – Cédric Gerbehaye

Cédric Gerbehaye, photographe et journaliste documentaire, nous expose dans ses clichés la vie tourmentée de la République Démocratique du Congo (RDC). De ces instants les plus sombres à l’apparition d’un espoir de renouveau, il nous dévoile des images empreintes d’émotions qui témoignent des répercussions d’années de conflits aujourd’hui encore méconnus du grand public. Ce reportage a obtenu en 2008 trois distinctions, le World press photo, l’Olivier Rebbot award et l’Amnesty international media award.




Abidjan in motion, Cotonou in motion & Lomé in motion – Mayeul Akpovi

Après avoir vécu en France et photographié les grandes villes qui l’ont touché, Mayeul Akpovi retourne à Cotonou, où il est né, et continue ses films photographiques. Il parcourt les grandes villes africaines : Cotonou, Abidjan, Lomé et immortalise des paysages qui l’émeuvent et l’émerveillent et nous dévoile une facette de l’Afrique peu connue du grand public.




3- Théâtre de Corbeil-Essonnes



Diamond matters – Kadir Van Lohuizen

De l’extraction du diamant jusqu’aux consommateurs, Kadir Van Lohuizen a suivi la filière du diamant. Il documente chaque étape depuis l’extraction au Congo, les traders, les diamantaires à Anvers, les tailleurs en Inde pour finir par la clientèle de Londres. Sujet sensible, il a fallu plusieurs années à Kadir Van Lohuizen pour mener à bien son projet. Ce travail a été récompensé par le prix Word Press Photo en 2006.

« À l’époque, j’ai réalisé plusieurs reportages sur ce sujet sans toutefois pouvoir photographier tous les maillons de la chaîne ; tant les rebelles que les négociants se montraient méfiants. » Kadir Van Lohuizen.




Goudron, Tanger – Le Cap – Bruno Boudjelal

Originaire du nord de l’Afrique, Bruno Boudjelal a parcouru ce continent du nord au sud sur des routes cahoteuses voire inexistantes. En parcourant, durant des mois, pas moins de 16 pays africains, il expose ses photographies qui montrent un continent dont la circulation reste difficile.

« […] Pourtant les Africains ont un réel besoin de ces routes, car désenclaver l’Afrique c’est avant tout permettre à ses habitants de circuler en toute liberté à l’intérieur de leur propre espace. » Bruno Boudjelal.




4- Médiathèque Chantermerle



Vus de face – Musée français de la photographie / Département de l’Essonne / Exposition à partir du 6 octobre !

L’arrivée du smartphone a modifié la pratique de la photographie et mis de côté l’utilisation des appareils photographiques. Le musée français de la photographie vous propose une immersion dans l’évolution du matériel. Plus de 150 années d’innovations techniques, de prototypes… témoignent de l’inventivité des fabricants, vendeurs et utilisateurs.




5 –MJC Fernand-Léger-Centre social



Le petit Œil Urbain – À hauteur des enfants

Pour impliquer les enfants et les ouvrir sur l’art photographique, Le petit Œil Urbain propose une version condensée de L’Œil Urbain à la MJC Fernand-Léger-Centre social. Les plus jeunes découvrent une sélection d’œuvres de chaque artiste et pourront observer chaque image, comprendre le sens des photographies, développer leur sens critique et acquérir un vocabulaire spécifique ainsi que de nouvelles connaissances.
Réservation et renseignements : 01 64 96 27 69 ou communication@mjccorbeil.com



6 – Parvis de l’Hôtel de ville



Breaking Africa – Kibuuka Mukisa Oscar

Passionné de photographie et de breakdance, Kibuuka réunit ces deux univers pour vous présenter des clichés sur l’évolution du Breakdance sur le continent africain. Que ce soit en Ouganda, au Rwanda, au Kenya, en Tanzanie ou au Congo, le Breakdance joue un rôle vital dans l’émancipation des jeunes et Kibuuka restitue par ses photographies l’histoire de ce mouvement.




7 – Square Crété



Nothing’s in Vain – Emmanuelle Andrianjafy

Arrivée à Dakar, au Sénégal, en 2011, la photographe Emmanuelle Andrianjafy, d’origine malgache a appris à apprivoiser son nouvel environnement à travers la photographie. Elle fait face à cette nouvelle expérience déroutante, capture des portraits, paysages pour saisir les multiples facettes de Dakar. Elle a sorti un livre intitulé Nothing’s In Vain qui a reçu plusieurs prix internationaux et vous propose de découvrir ses photographies reflétant ses impressions et sentiments.




Nsenene Paradise – Eugénie Baccot

Eugénie Baccot s’est rendue à Kampala (Ouganda). Pendant la saison des pluies, la ville prend des allures lunaires. Les sauterelles, les nsenene en luganda, ont envahi les rues. Le courant qui alimente les puissantes ampoules vertes provient de raccordements illégaux au système électrique déjà bancal. Aveuglés, les chasseurs de sauterelles sortent leurs lunettes de soleil en pleine nuit. Elles sont des milliers, des millions, à virevolter dans le ciel, cueillies encore vivantes par des chasseurs habiles prêts à passer la nuit dehors.




8- Rue du Trou-Patrix



Poisson Mamas – Romain Laurendeau

Grand voyageur, Romain Laurendeau débute son travail photographique au Sénégal. Il y revient plusieurs années après pour mettre en valeur ces femmes sénégalaises qui œuvrent pour nourrir leur famille. De petits groupes de femmes, perpétuant une ancienne tradition, elles achètent, fument, salent et sèchent le poisson frais afin de les revendre. Leur avenir plus que jamais menacé, elles luttent pour la survie des leurs. Romain Laurendeau a été récemment nommé au World Press 2020 pour son travail au long cours sur la jeunesse algérienne.




9- Kiosque à musique



Les fantômes de corniche – Baudouin Mouanda

Il retrace le quotidien des étudiants de Brazzaville avide d’apprendre. La nuit tombée, les jeunes, appelés les fantômes de corniche, cherchent un abri éclairé pour pouvoir continuer à étudier. Les artères des grandes villes, ronds-points, jardins, cimetières, tous les lieux sont bons du moment qu’ils pallient au manque d’électricité du foyer.

« En souvenir du passé de mon trottoir, où j’errais dans les rues à réciter mes cours, j’ai voulu réaliser ce projet photographique pour montrer les circonstances auxquelles les Congolais et Africains doivent faire face » Baudoin Mouanda




Le Off du festival

Les modules – Jean-Baptiste Gurliat

Il vous propose une série de photographies sur les baraquements de chantier dans Paris. Souvent caché de la vue de tous, Jean-Baptiste Gurliat photographie « les modules » comme s’ils étaient partie prenante de l’architecture en construction. Prémices de l’émergence d’un nouvel édifice, les préfabriqués prennent une dimension architecturale sous l’œil de l’artiste.

À 38km, Vert-le-Grand si loin si proche – Lionel Antoni

Restitution d’une résidence, Lionel Antoni a parcouru Vert-le-Grand, espace périurbain où le temps paraît se figer. Au fil du temps et des rencontres, l’artiste saisit des paysages, portraits reflétant la vie du village.

Passé décomposé – Alexandre Bonnard

Tout le monde est attiré par les lieux, bâtiment s laissés à l’abandon. Alexandre Bonnard a parcouru  en Europe ces sites et photographié ces lieux chargés d’histoire. Château, usine, église, sanatorium, théâtre, prison, école… il vous dévoile ses clichés qui ne vous laisseront par indifférent.

10 – Centre municipal de santé

Noir Ivoire – Jean-François Monod

Jean-François Monod nous propose une série intitulée « Noir Ivoire », en relation avec ses nombreux voyages sur le continent africain et en relation avec son histoire familiale.

11 – Imprimerie Hélio-Corbeil

Humain_urbain – Thomas Landon

Découvrez une série de street photographie qui met en perspective les déplacements des citadins dans leur environnement. En ressort des compositions graphiques surprenantes…

Couleurs d’Afrique – Christophe Violland

Artiste aux multiples facettes, Christophe Violland multiplie les expériences artistiques et aiguise son regard avec la photographie. Il vous propose des clichés issus d’un voyage en Côte d’Ivoire qui montre le quotidien des habitants d’Abidjan.



Résidence 2020

Yan Morvan est né à Paris en 1954. Après des études de mathématiques puis de cinéma, il effectue des reportages sur les Hells Angels de Paris, puis, sur les prostituées de Bangkok. En 1974, il publie sa première photographie dans le quotidien Libération. Jusqu’en 1976, il collabore à l’agence Fotolib de Libération, puis à l’agence Norma. La même année, paraît son premier livre sur les rockeurs, Le Cuir et le Baston (prémices d’un travail sur les gangs qui durera vingt ans). Ensuite, il intègre l’équipe de Paris Match, puis celle du Figaro Magazine jusqu’en 1980. De 1980 à 1988, il rejoint l’agence Sipa et devient correspondant permanent de l’hebdomadaire américain Newsweek, pour lequel il couvre les principaux conflits : Iran-Irak, Liban, Irlande du Nord, Philippines, Chute du mur de Berlin, Rwanda, Kosovo… et même le mariage de Lady Di dont sa photo fera le tour du monde. Photographe indépendant depuis 1988, reconnu comme l’un des plus grands spécialistes de la photo de guerre, il collabore régulièrement avec la plupart des grandes publications internationales.

Yan Morvan est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands photojournalistes français. Ses nombreux scoops lui vaudront une reconnaissance et une notoriété internationale. Cette année, il vient à Corbeil-Essonnes en tant que résident 2020 de L’Œil Urbain. Il souhaite mettre en valeur le quotidien des habitants du quartier des Tarterêts et d’autres quartiers de Corbeil-Essonnes où la fracture sociale s’accentue.

« Il est encore temps de montrer les maux de notre société. Documenter le réel n’est pas mettre de « l’huile sur le feu » mais tenter de comprendre pour corriger » Yan Morvan




Vos rendez-vous

Vendredi 2 octobre

  • 17h – Inauguration du Off de L’Œil Urbain, imprimerie Hélio-Corbeil
  • 19h – Inauguration du festival, Commanderie-Saint-Jean

Samedi 3 octobre

 

Les adresses des lieux d’expositions, artistes et horaires :

Commanderie Saint-Jean et son parc : Guillaume Zuili, Pascal Maître et Jodi Bieber.
24, rue Widmer01 60 89 37 86, Du mercredi au dimanche, 14h-18h.

Galerie d’art municipale : Cédric Gerbehaye et Mayeul Akpovi.
16, allées Aristide-Briand, 01 60 89 88 92, Du mercredi au vendredi 9h-12h, 14h-18h et samedi et dimanche : 14h-18h.

Théâtre de Corbeil-Essonnes : Bruno Boudjelal, Kadir van Lohuizen, Ville de Vert-Le-Grand, (LE OFF), Jean-Baptiste Gurliat (LE OFF) et Alexandre Bonnard (LE OFF).
20-22, rue Félicien-Rops, 01 69 22 56 19, Du mardi au samedi 10h-12h, 13h-18h, Ouvertures exceptionnelles, Dimanche 29 mars et dimanche 17 mai de 14h à 18h.

Médiathèque Chantemerle : Musée français de la Photographie. A partir du 6 octobre.
84, rue Féray, 01 60 88 03 12, Mardi 14h-19h, Mercredi 10h-18h, Jeudi 16h-18h, Vendredi 14h-18h Samedi de 10h-18h.

MJC Fernand-Léger : Le Petit OEil Urbain.
45, allées Aristide-Briand, 01 64 96 27 69, Lundi 10h-12h, 14h-19h, Mardi 14h-19h, Mercredi 10h-12h, 13h30-19h, Jeudi et vendredi 10h-12h, 14h-19h, Samedi 09h30-12h30, 14h-18h.

Parvis de l’Hôtel de Ville, Extérieur : Kibuuka Mukisa Oscar.
Place Galignani.

Square Crété, Extérieur : Eugénie Baccot et Emmanuelle Andrianjafy.
Allées Aristide-Briand.

Rue du Trou-Patrix, Extérieur : Romain Laurendeau.

Kiosque à Musique, Extérieur : Baudouin Mouanda.
21, allées Aristide-Briand.

Centre municipal de santé : Jean-François MONOD (LE OFF).
18, rue du Général-Leclerc, 01 60 89 74 33, Lundi au vendredi de 8h30 à 19h, Un samedi par mois de 8h30 à 12h30.

Imprimerie Hélio Corbeil, Extérieur : Thomas Landon (LE OFF) et Christophe Violland (LE OFF).
4, boulevard Crété.

Cinéma Arcel.
15, place Léon-Cassé, 09 63 65 53 00.