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Un retour à l’école en confiance

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Dès le confinement la ville a instauré un service de garde à l’école Paul-Langevin pour les enfants prioritaires de soignants ou de métiers régaliens. Lundi 11 mai, les enseignants étaient invités à une pré-rentrée dans leur établissement scolaire. Le lendemain, les élèves concernés par le déconfinement et préalablement appelés par leurs enseignants étaient accueillis dans leur école.



Dès le 11 mai et la réouverture des écoles, la ville a mis en place un accueil pré et post-scolaire pour accueillir les élèves choisis par l’Éducation nationale et dont les parents travaillent. Afin d’insister sur l’importance des règles à respecter, la ville a reproduit pour chaque classe cinq affiches en couleurs qui illustrent les gestes barrières et les règles d’hygiène à appliquer. Les établissements ont été aménagés pour respecter le protocole et la sécurité de chacun.
La ville et l’inspectrice académique de l’Éducation nationale ont décidé d’une organisation particulière : école le matin et activités périscolaires l’après-midi.

Pourquoi ce choix d’organisation ? Afin que les enseignants assurent en présentiel leurs cours auprès des enfants présents le matin, et qu’ils puissent également faire perdurer le lien et la continuité pédagogique avec les élèves continuant l’école à domicile. Ce dispositif permet à chaque enfant d’être en lien avec son enseignant chaque jour, en évitant la rupture qui pourrait être provoquée par un rythme irrégulier de scolarisation.



Focus sur le déconfinement au groupe scolaire André-Malraux.

Au groupe scolaire André-Malraux, 16 élèves sont retournés en classe le 11 mai. « Nous avons tout anticipé et organisé. Chaque enseignant de maternelle porte un masque. Pour les enseignants d’élémentaire, le masque n’est pas obligatoire en classe. Concernant les jeux pour la récréation, les trottinettes, ballons, raquettes et autres sont tous étiquetés avec le prénom ou les initiales des enfants. Ils restent des enfants, il faut qu’ils jouent. Chaque classe a son passage, ses règles. Les élèves de CP et CE1 montent dans leur classe en chaussettes afin de ne pas faire circuler de potentielles saletés sous les chaussures et les transmettre dans les étages. Pour les élèves en maternelle, nous avons créé des îlots avec des jeux de construction qui sont individualisés afin d’éviter les manipulations par plusieurs enfants » indique Caroline Aimar, directrice du groupe scolaire.

« Les enfants sont impressionnés. Au début de la journée, ils étaient bien silencieux. Après la récréation, ils ont commencé à reprendre leurs marques. Ils ont joué à « chat-ombre » afin de respecter la distanciation sociale » explique une enseignante.

Après leur matinée d’école, les élèves se rendent au réfectoire afin de prendre leur repas. La ville a tenu à ce que chaque enfant bénéficie d’un repas chaud. L’inspectrice académique, venue dans l’établissement, constate : « les enfants sont servis à table. Ils reçoivent un repas chaud et complet et n’ont pas besoin de se déplacer dans la salle où ils sont bien répartis, respectant la distanciation sociale. »

Florence Devaux, directrice des affaires scolaires à la ville, précise : « pour des questions d’hygiène et de sécurité, les enfants de maternelle ne font pas la sieste au dortoir. L’après-midi, des activités sportives sont organisées avec des animateurs, ATSEM, éducateurs sportifs et agents du périscolaire afin d’accueillir les enfants jusqu’à 18h45. »

 

À noter : Pour les familles victimes de la fracture numérique, la ville a mis en place dans 6 boulangeries et un restaurant des documents pédagogiques à destination de 3646 élèves. Ce sont les enseignants des 24 écoles maternelles et élémentaires qui ont utilisé ce dispositif durant le confinement.

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Pour les collégiens.

Le Conseil départemental de l’Essonne a prêté, depuis le début du confinement et par l’intermédiaire des collèges, des tablettes numériques aux collégiens ne disposant pas de matériel informatique. À Corbeil-Essonnes, ce sont 144 tablettes numériques qui ont ainsi été prêtées.

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