Sécurité

Sécurité publique : une action de fond de la ville et de l’État !



La sécurité est la première préoccupation du maire et de l’équipe municipale. Il n’y a pas de liberté civile réelle sans respect de l’intégrité physique de tous et sans la garantie que les biens de chacun soient respectés. Mais derrière cette déclaration de principe, il y a un travail de fond réalisé par la ville qui associe ses efforts à ceux réclamés à l’état pour assurer la tranquillité publique. Ce dossier fait le point sur tous les dispositifs et outils, mis en œuvre et pas toujours bien connus des Corbeil-Essonnois. Des réponses mises en place pour lutter efficacement contre les différentes formes de délinquance. Il s’agit d’une lutte au quotidien qui devra se prolonger tout au long des prochaines années.



Les chiffres clés de 2018

-144 policiers nationaux sur la commune
-75 agents municipaux dédiés à la sécurité
-149 réservistes de sécurité civile
-480 enlèvements de véhicules
-46 interpellations et mise à disposition des officiers de police judiciaire par la police municipale
-57 opérations tranquillité vacances
-26 réunions (cispd/police/transporteurs/bailleurs/collèges et lycées/procureur)
-800 jeunes des quartiers sensibles accueillis au centre de loisirs jeunes de la police nationale
-173 procédures engagées dans le cadre de l’habitat indigne



Lutter efficacement contre les trafics

 

Cela faisait des années que Jean-Pierre Bechter le réclamait, mais l’État a répondu enfin et fortement à cette demande de renforcement de la sécurité en choisissant de retenir la candidature de la ville au dispositif « Quartiers de Reconquête Républicaine ». Ainsi, ce sont une trentaine de policiers supplémentaires qui sont venus grossir les effectifs de la police nationale sur notre commune. Ces effectifs, concentrés plus particulièrement sur le quartier des Tarterêts, par une présence renforcée sur le terrain, mènent actuellement une action accrue contre les trafics et plus particulièrement contre les trafics de stupéfiants.

Découvrir le dispositif national « Quartier de Reconquête Républicaine »



Un nouveau commissariat moderne est fonctionnel

 

Il était promis et le ministre de l’Intérieur l’avait confirmé en septembre 2018 : un nouveau commissariat va être construit à Corbeil-Essonnes ! La première phase s’est enfin concrétisée le 19 avril dernier avec la signature de la convention de financement à la préfecture de l’Essonne sous la présidence du préfet Jean-Benoît Albertini et en présence notamment de Thibaut Sartre, préfet, secrétaire général pour l’administration. Le bâtiment, qui sera livré fin 2021, permettra d’améliorer considérablement les conditions de travail et d’accueil de la police nationale qui officie actuellement dans des locaux trop petits (144 fonctionnaires pour une capacité de 60 employés). Facilement identifiable par les usagers, il permettra également de franchir une étape supplémentaire pour le bien-être et la sécurité des Corbeil-Essonnois. La ville a mis à disposition un terrain boulevard Henri-Dunant, l’agglomération dont Jean-Pierre Bechter est le vice-président aux finances consacrera un million d’euros à cette construction dont le coût final devrait avoisiner les 11 millions d’euros. À terme, les Corbeil-Essonnois disposeront donc d’un commissariat de police nationale parmi les plus modernes et les mieux équipés de France.

 

La reconquête des halls d’immeubles

 

Thierry Ferré, patron de la police en Essonne (D.D.S.P.) nous explique : « Aujourd’hui nous intervenons sur tous les points de deals repérés. Nous avons reconquis tous les halls d’immeubles qui, il y a quelques mois encore, étaient contrôlés par les dealers. Ainsi, nous permettons aux habitants de ces quartiers de vivre normalement. La brigade spécialisée de terrain (B.S.T) opère en permanence sur le quartier en complément des B.A.C. dont les effectifs ont aussi été renforcés et qui interviennent aujourd’hui de jour et de nuit pour aller appréhender les délinquants recherchés ». Cette action policière bénéficie aussi d’un accompagnement et d’une forte mobilisation du procureur et du parquet qui sanctionnent plus rapidement les infractions et les délits constatés. De premiers bons résultats sont enregistrés : les violences sont en baisse, les trafics de stupéfiants sont rendus beaucoup plus difficiles grâce à la présence constante des policiers, les incendies de véhicules et de poubelles sont aussi en forte régression. Les affrontements entre bandes n’ont pas complètement disparu mais sont eux aussi beaucoup moins nombreux. Preuve s’il en est que lorsque l’État se mobilise, les résultats sont là !



Objectif zéro épave

 

L’abandon de véhicules sur la voie publique constitue un réel problème de sécurité publique car ils deviennent des épaves potentiellement dangereuses. Pour y remédier, la police municipale applique les règles du code de la route : un stationnement abusif de plus de 7 jours entraîne une mise en fourrière suivie, dans un délai de 45 jours et en fonction de la valeur vénale du véhicule (elle doit être inférieure ou égale à 750 €), d’une destruction. Si le propriétaire peut être retrouvé, il devra rembourser la ville. Une situation qu’il est facilement possible d’éviter, puisque la police municipale peut prendre en charge gratuitement la destruction d’un véhicule si elle est demandée par le propriétaire. Un service proposé après constitution d’un dossier administratif effectué sur place du lundi au vendredi de 9h à 17h.



Une collaboration renforcée entre Polices nationale et municipale

 

«Le taux de la délinquance à Corbeil-Essonnes est en baisse «  commente Régis Caudron adjoint au Maire, délégué à la prévention et à la sécurité. Une amélioration que l’on doit à une collaboration efficace entre les polices municipale et nationale (qui ont renouvelé en mai la convention qui les unit), mais aussi avec tous les partenaires. Les groupes thématiques et territoriaux du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) réunissent ainsi tous les acteurs concernés par le sujet. Justice, polices, éducation nationale, sapeurs-pompiers, gendarmerie, protection judiciaire de la jeunesse, transporteurs, bailleurs sociaux, service pénitentiaire d’insertion et de probation… Tous se rencontrent régulièrement pour faire le point sur les problématiques rencontrées et apporter des solutions adaptées.

 

Des dispositifs et des moyens dissuasifs

 

Mais si Corbeil-Essonnes est une ville plus sûre, c’est aussi grâce à des dispositifs dissuasifs. La police municipale dispose ainsi d’un agent cynophile. « Sa présence permet d’apaiser la situation dans des contextes parfois difficiles, souligne Jean-Yves Mootoosamy. Lorsque des personnes sont en état d’ébriété ou quand elles veulent en découdre. »



Des partenaires tous mobilisés !

 

«Nous nous retrouvons dans le cadre de réunions programmées mais, au-delà, ce sont des échanges au quotidien », explique Jean-Yves Mootoosamy, Chef de la police municipale. « La collaboration et la communication entre les partenaires permet d’intervenir de manière plus efficace et plus rapidement. Les remontées de terrain nous aident aussi à travailler en amont pour éviter que des événements ne dégénèrent ». Ainsi, le groupe de travail police/transporteurs/ville coordonne les actions d’accompagnement des bus lors des opérations de contrôle, les interventions rapides des forces de l’ordre sur appel des conducteurs ou du PC, mais aussi les prévisions de déviations lors des manifestations organisées par la ville et la sécurisation aux abords du lycée Doisneau. Quant au groupe de travail police/bailleurs/ville, il permet aux bailleurs de faire remonter des éléments d’ambiance sur les différents secteurs de la ville afin de permettre aux forces de l’ordre d’agir de la manière la mieux adaptée.




Une vidéoprotection efficace à l’échelle du territoire

 

Les caméras de vidéoprotection, pointées sur les établissements publics et sur les sites sensibles, ont bel et bien fait leur preuve. En témoignent les dégradations que certaines subissent dans les lieux où des trafics ont été constatés. « Elles permettent également d’identifier les regroupements anormaux et d’anticiper afin d’intervenir en toute sécurité. En adaptant la taille des équipes au nombre de personnes présentes, par exemple. » nous précise le chef de la police municipale. Pour mémoire, seuls les agents opérateurs assermentés visionnent les caméras. Depuis août 2018, ils ont aussi la possibilité de dresser des PV pour stationnements gênants et pour infractions à la circulation (ligne blanche, téléphone portable, feu rouge…). Dans tous les cas, l’utilisation de caméras se fait dans le plus strict respect de l’intimité des administrés : elles sont pointées sur des espaces publics et ne peuvent en aucun cas filmer l’intérieur des logements. Toutes les caméras sont déclarées en préfecture et les images sont conservées et mises à disposition des enquêtes judiciaires.

Découvrir le CSU (Centre de supervision urbain), la vidéoprotection et la vidéoverbalisation



La vidéoprotection à Corbeil-Essonnes c'est ...

-157 caméras de vidéoprotection
-12 opérateurs de vidéoprotection
-Un service qui fonctionne 7j/7 et enregistre24h/24
-De 100 à 150 verbalisations par mois



Une Police municipale renforcée

 

Le service de la Police municipale a été créé en 1995, il est composé d’une quarantaine d’agents (policiers, agents de surveillance de la voie publique, agents administratifs). Cette police de proximité a pour mission de veiller au respect des arrêtés municipaux et d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Une police municipale présente 7 jours sur 7 dont les effectifs sont régulièrement renforcés.

Découvrir la page sur la Police municipale

Découvrir le dispositif « Tranquillité vacances »



Une sécurité civile opérationnelle

 

Créée en 2010 à Corbeil-Essonnes, la Réserve Communale de Sécurité Civile est constituée de 149 réservistes , citoyens volontaires et bénévoles. Le service municipal « Sécurité civile » a pour mission première d’anticiper tout risque afin de protéger au mieux les populations. Ce service coordonne l’action des services municipaux avec les services de secours que ce soit dans le quotidien des habitants (sécurité des lieux recevant du public), lors de manifestations ou en cas de crise que l’on peut qualifier d’événement majeur (météo, inondation, incendie, etc). La sécurité civile a montré son efficacité lors des 2 dernières crues de l’Essonne et de la Seine.

Découvrir le Plan de Prévention Risque Inondation de la Seine et de l’Essonne

Que faire en cas d’inondation ?

Découvrir le dispositif « Pavillon orange »

 

Un service municipal de sécurité des bâtiments communaux

 

La ville a mis en place depuis 2010, en collaboration avec la police municipale, un service dédié à la sécurité des bâtiments. 11 agents formés à la sécurité des personnes et à la sécurité incendie préviennent contre les intrusions, assurent l’ouverture et la fermeture des bâtiments. Ils participent à l’accueil dans les bâtiments municipaux recevant du public grâce à leurs compétences en matière de médiation.



Une sécurisation accrue des élèves

 

Dès la mise en place de la vidéoprotection, les établissements scolaires élémentaires ont été les bâtiments prioritairement équipés par la commune. Cette année, la vidéoprotection a été généralisée devant la plupart des collèges de la ville avec plus de 500 000 euros engagés par le conseil départemental de l’Essonne. Une sécurisation extérieure est assurée à proximité des lycées par la police municipale en collaboration avec la police nationale. Depuis septembre 2018, un dispositif spécifique a également été mis en place devant le lycée Robert-Doisneau situé dans le quartier des Tarterêts, lui-même classé Quartier de Reconquête Républicaine.



18 médiateurs pour assurer le traitement des conflits dans les quartiers

 

Parmi les intervenants de cette sécurisation les médiateurs municipaux qui sont présents quotidiennement aux abords de tous les établissements scolaires et participent à l’organisation des événements de notre ville. Ils animent par ailleurs le relais citoyen du quartier des Tarterêts situé au 21bis rue Léon-Blum et permettent d’apaiser les conflits en lien avec les dispositifs et les forces de l’ordre.



Des rappels à l’ordre réguliers

 

« Dans le cadre du Comité local de prévention de la délinquance, qui se réunit tous les deux mois, nos partenaires nous font également des remontées qui nous permettent d’agir, explique Régis Caudron. À mon niveau, je fais surtout du rappel à l’ordre sur sollicitation de l’éducation nationale. Quand un jeune doit s’expliquer en mairie devant un élu et un fonctionnaire de police, c’est toujours impressionnant. Cette procédure s’applique également parfois à des adultes pour des incivilités signalées par les bailleurs. Nous obtenons une issue favorable dans 85% des cas ! »

 

Lutte contre l’habitat indigne

 

Depuis 2012, la ville a créé un service dédié à la lutte contre l’habitat indigne. En réponse aux sollicitations des locataires inquiets de l’état de leur logement, un agent formé les
accompagne dans leurs démarches et met en demeure les propriétaires de logements présentant des signes de non décence, de procéder aux travaux en leur indiquant les dispositifs existants pour l’aide à la rénovation de logements notamment l’OPAH. Un travail partenarial est mené avec les services de la Préfecture pour le suivi des démarches. Ce travail a permis en 2018 d’engager 173 procédures et participe à favoriser l’amélioration de l’habitat des Corbeil-Essonnois comme Jean-Pierre Bechter s’y est engagé.

Consulter le dossier « Propreté : Sensibiliser, mobiliser, réprimer »



Agir en amont pour prévenir la délinquance

 

Séjours, stages sportifs et dispositifs éducatifs sont autant d’actions déployées par la ville pour aider les jeunes à mieux vivre ensemble, à l’école et au sein de la société. « L’une de nos priorités est de créer du lien inter quartiers dans toutes les activités que nous proposons, commente Éric Breton, adjoint au maire chargé de la jeunesse et des sports. Ça permet aux jeunes d’apprendre à se connaître et à dépasser les rivalités. » Parmi les dispositifs qui ont fait leur preuve, « Pompiers juniors » offre la possibilité de découvrir le métier et de passer le diplôme de premier secours (PSC1), tandis que « Policiers juniors » permet à des collégiens d’appréhender la fonction autrement que par l’aspect « répression » et de tisser des liens de confiance et de respect avec les forces de l’ordre. Par ailleurs, la cellule locale de suivi individualisé, créée en 2007 par le Procureur de la République a pour objectif d’éviter que les adolescents ne basculent dans un parcours délinquant suite à des actes délictueux. Elle trouve des solutions adaptées pour chaque jeune, dont la situation est étudiée.



Un club de prévention spécialisée

 

Dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance, le département de l’Essonne et l’agglomération Grand Paris Sud cofinancent la présence de 8 éducateurs sur le territoire. Ils interviennent dans tous les quartiers prioritaires permettant un accompagnement éducatif basé sur un suivi à long terme. Ils peuvent notamment suivre les décrocheurs dans leurs démarches de recherche d’emploi et sont de véritables relais pour rediriger les jeunes vers les structures adaptées qui sont spécialistes dans chaque domaine d’intervention. À ce jour, une centaine de jeunes en bénéficie.



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